Accueil » LA JOURNÉE DE L’APF À NANTES : La psychanalyse par gros temps
50/51 quai Malakoff - 44000 Nantes
La psychanalyse par gros temps
Samedi 28 novembre de 13h30 à 18h30
Hôtel Mercure Nantes Centre Gare
50/51 quai Malakoff – 44000 Nantes
Intervenants : Jacques André, Claude Barazer, Catherine Matha
Comité d’organisation : Didier Acier, Dominique Baudin Le Brigand, Anny Daniel, Brigitte Eoche-Duval, Marc Gresselin, Laëtitia Legal Michaud, Gilles Lemercier, Georgeta Mitrea, Caroline Nahon, Delphine Prevoteau, Alexandra Schlesser, Valérie-Anne Queuille
Et maintenant ?
La devise de la Hanse, « Navigare necesse est, vivere non est necesse », mentionnée par Freud en 1915, garde toute sa pertinence tant la psychanalyse est prise dans les tourments de la civilisation, où se perpétue inlassablement le pacte redoutable entre progrès et barbarie. Comment les manifestations violentes de la scène du monde viennent-elles effracter le psychisme humain, quels échos intérieurs réveillent-elles, quelles forces obscures en agissent les répétitions sous des formes aujourd’hui inédites ? Guerres hybrides, vérités alternatives, manipulations algorithmiques des masses, primauté de l’image, de l’émotionnel, du sensationnel, et finalement, règne du manifeste au détriment de la complexité psychique.
À ces bruits du monde s’ajoutent les attaques dont la psychanalyse fait l’objet « en direct » : mise en cause de sa scientificité, de sa clinique, de sa valeur thérapeutique, et plus insidieusement celles qui, venant de l’intérieur même de la communauté analytique, affadissent ses fondements métapsychologiques. Si les malaises de la civilisation gardent quelques liens avec les pathologies individuelles, comment la psychanalyse peut-elle conserver le cap des réalités psychiques inconscientes « contre vents et marées » ? Pour reconnaître leur existence et en développer la fécondité ? N’est-ce pas toujours au risque d’affronter les traversées périlleuses du transfert, de la dépressivité du fantasme, des carences précoces qui se font sources de détresse, de la sauvagerie pulsionnelle, de la mort au sein de toute vie, que s’embarquent l’analyste et le patient, pour ouvrir les voies de leur élaboration ?
