L’APF INVITE À CAEN : Philippe Valon
Vendredi 2 février 2024 à 19 heures 30
La nouvelle librairie Guillaume
98, rue Saint-Pierre 14000 Caen
Association Psychanalytique de France
Vendredi 2 février 2024 à 19 heures 30
La nouvelle librairie Guillaume
98, rue Saint-Pierre 14000 Caen
Jeudi 23 novembre 2023 à 20 heures 30
Salle Confluence – 111, rue Smith 69002 Lyon
L’oreille du monde, l’œil du siècle : le psychanalyste et le photographe
Invité : Pierre Assouline, journaliste et écrivain. Il est l’auteur d’une trentaine de livres, notamment de biographies (sur Cartier-Bresson, Gaston Gallimard, Albert Londres, Simenon, Hergé, les Camando, …) et de romans (Le nageur, Double vie, Les invités, Retour à Séfarade…).
Il siège à l’Académie Goncourt.
Vladimir Marinov engagera une rencontre-débat avec Pierre Assouline autour du thème L’oreille du monde, l’œil du siècle : le psychanalyste et le photographe à partir des l’interventions de Vladimir Marinov : Sigmund Freud et Albert Kahn, archives de mémoire, archives de la planète et de Pierre Assouline : Cartier-Bresson, l’œil du siècle.
Samedi 14 décembre 2024 à 10 heures
Centre Jouffroy
70 Rue Jouffroy d’Abbans, 75017 Paris
S’inscrire rapidement auprès du studio des Ursulines afin de réserver sa place : info@studiodesursulines.com ou 01 56 81 15 20.
Mardi 17 septembre 2024 à 20h45
Studio Ursulines, Paris
Station Ausone-Librairie Mollat
8, rue de la Vieille Tour
33000 Bordeaux
La suggestion est une force silencieuse. Elle ne contraint pas, elle séduit. Elle n’ordonne pas, elle insinue. Force invisible mais agissante, elle traverse nos existences bien souvent à notre insu. Elle s’infiltre dans les failles du Moi. Plus subtile qu’un ordre, elle oriente sans se déclarer. Freud en rencontre d’abord les effets dans l’hypnose, avant … Lire la suite
Au commencement, la folie ?
Aujourd’hui un peu délaissée dans le champ de la psychanalyse, la notion de folie n’en reste pas moins précieuse par sa capacité à réinterroger les fondements de la psychanalyse et de ses outils conceptuels inévitablement soumis à l’usure et à l’entropie. Qu’elle soit majuscule ou discrète, la folie est cet autre qui au cœur de la raison vient la subvertir. De tout temps, elle a été vertement refoulée, un peu comme le contenu latent du rêve que Freud a également envisagé comme une psychose de courte durée ordonnancée par les mêmes formations délirantes et hallucinatoires ; formations si proches de celles du fou, ce rêveur déraisonnable trop emporté par son rêve sans fin. Cette folie ne serait-elle pas tout aussi présente au cœur même de la situation analytique ? Folie d’inviter un semblable à dire ce qui lui vient, à dire ce qu’il sait, parfois ce qu’il cache mais surtout ce qu’il ne sait pas ? Dominée par un processus de réincarnation permettant de renouer avec ce commerce d’amour et de haine à la fois reçus et donnés, cette conception méconnaît toutefois la dimension irréductible des processus de pensées qui sont à l’œuvre dans cette réactualisation. Mais quelles seraient la nature et l’efficience de ces processus avant qu’ils ne soient confusément reconnus comme une séduisante contrefaçon d’un passé toujours actuel ? Car ce n’est que dans un après-coup, plus ou moins lointain, que cette folie se révèle une chose bien étrange – l’inquiétant, l’intranquille, la « folie » du transfert…. Mais avant ce surplomb et cette saisie par l’analyste des événements psychiques et des transferts qui gouvernent la cure, ne faudrait-il pas consentir, dans les commencements de toute cure, à une certaine folie qui nous travaillera avant même que nous puissions la reconnaître ? Toutefois, comment reconnaître le morceau de vérité de cette folie et par quelle voie nous saisissons-nous de cet écart entre ce qui nous est dit et ce qui nous est fait ?