Association Psychanalytique de France

Faire histoire et travail de mémoire au présent sur la création de l’APF

Quelques mises en gardes pour commencer ce précieux travail de remémoration : « Commémorer est une action aux relents tragiques » et en même temps « un acte spécifique de la psychanalyse : remémorer », et si « le présent s’appréhende aux lumières du passé », le passé se regarde aussi avec les couleurs du présent. Suivront des textes en prise avec le passé, d’autres pointant sur le présent et le futur. Influences, temps forts, hommages aux formateurs et dissidences seront égrenés par plusieurs. Beaucoup de textes porteront sur un père, un fondateur, un premier, un incontournable de ces 60 ans d’histoire de l’APF. D’autres sur des idées, des points de métapsychologie, des souhaits de changement.
 

Avec Martine Mikolajczyk, dans « À propos d’une lettre de Wladimir Granoff à Marie Moscovici », il sera d’abord question de Granoff qui se demande en 1986 : « Qui sommes-nous ? Qui sommes-nous encore ou déjà ? » Martine Mikolajczyk fait état dans son récit d’une « affaire », d’un « scandale », une histoire de l’intérieur qui est aussi une de l’extérieur, des histoires transférentielles. Granoff demande qu’on le suive là où il veut se caractériser : un historien psychanalytique, héritier de sa propre histoire personnelle et familiale, intellectuelle et institutionnelle.

La trace

Freud souligne à deux reprises son incapacité à effacer les traces, celles de la psychogenèse de deux ouvrages : L’interprétation du rêve et L’homme MoÏse Près de 40 ans séparent les deux livres, mais une même figure les réunit : Le père (celui de Sigmund et celui des Juifs), sa mort, l’ambivalence de l’amour et de la … Lire la suite