Sur leur théâtre, les mots existent comme des personnages autonomes ou pris dans un tissu de liens inquiétants ou illusoires, vivants ou meurtriers. Leur rapport avec les choses et les sentiments peut se briser ou se renouer sous l’emprise de l’inconscient : ce grand dramaturge qui, dans la vie comme dans l’analyse, parle en nous et nous emporte vers la théorie, la poésie, ou encore la psychose.
Ce numéro prend pour argument le texte de Freud de 1915 : « L’inconscient ». Il analyse la façon dont l’inconscient affleure lors de la cure analytique. Comment y accéder ? Quelle place centrale tient la parole dans ce huis clos où se joue « un véritable théâtre des mots » ?
S. Freud, « L’inconscient » (1915)
Revue Libres cahiers pour la psychanalyse, n° 7, In Press
Parution : Printemps 2003
SOMMAIRE
Préambule
Stefano Bolognini – Parler choses, parler mots
Salomon Resnik – À propos de l’inconscient : une contribution
Bruno Gelas – La rêverie des mots
Philippe Valon – L’improbabilité de l’inconscient
Anne Denis – À son insu
Andrea Schlanstein – La vengeance dans la pensée
Claude Barazer – Remarque sur le langage dans la schizophrénie
Michèle Lalive d’Epinay – Préconscient et fonction du langage
Nicole Oury – Temps mort
Jean-Claude Rolland – L’analogie dans la situation analytique : un processus