Association Psychanalytique de France

La décision dans le processus analytique

De prime abord, le terme de décision, peut sembler étranger au lexique psychanalytique pour autant que cette notion participerait de l’illusion d’un moi entièrement libre et souverain dans ses délibérations et ses actes. Et, de fait, dans le déroulement d’une cure, une décision peut parfois mettre en acte une telle revendication, cherchant par là à démentir sur le mode volontariste l’emprise des déterminations inconscientes sur les conduites humaines. Il n’est pas rare que le moi se prétende d’autant plus « maître en sa demeure » que le travail de la cure le confronte à la réalité insupportable de ses assujettissements. Ces moments peuvent menacer la dynamique voire la continuité d’une analyse quand ils font vaciller les règles d’abstinence, d’écoute en égal suspens ou de libre association.

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La conviction en question

La conviction désigne, dans une perspective psychanalytique, une forme singulière d’investissement psychique d’un énoncé de vérité. À ce titre elle intéresse la pratique et l’éthique de la cure, la confiance investie dans l’expérience autant que les rapports entretenus avec la théorie et la diversité de ses modèles métapsychologiques. La conviction engage l’intégration de la psychanalyse, ses développements et sa transmission, dans le champ culturel. « Je suis convaincu » : la grammaire et l’étymologie disent qu’une conviction s’impose au moi.

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Jean Laplanche ou le primat de l’autre

De Vie et mort en psychanalyse 1 à Sexual, la sexualité élargie au sens freudien, toute l’œuvre de Jean Laplanche ne cesse d’interroger l’expérience fondatrice de la vie psychique humaine et instauratrice de la situation psychanalytique : le primat de l’autre, celui de l’adulte sur l’enfant dans la relation originaire, et celui de l’autre interne qu’est l’inconscient sexuel. « Là où il y a du ça, il y aura toujours et encore de l’autre ».

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L’appel du vivant

Les analystes de l’APF de Lyon proposent un après-midi de conférences sur le thème L’appel du vivant, avec les contributions de Claude Arlès, Françoise Laurent et Nicole Oury.

Quand une forme du vivant est menacée d’extinction, quand subrepticement la tentation de l’inanimé infiltre la vie de l’esprit, l’homme peut éprouver la nécessité de s’engager dans une expérience psychothérapique.
L’écoute de l’analyste explore la pugnacité de ce sourd combat intérieur et favorise l’instauration d’une figure d’accueil du trouble psychique. Infiltré d’hostilité, le conflit, reconnu, peut être nommé : les ombres des disparus, hôtes indésirables et si attachants sont convoquées.

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Conflits et cultures

Dès Totem et tabou (1912), Freud soutient que la psychologie individuelle est inséparable de la psychologie collective.

Sa conviction demeure celle des psychanalystes, mais exige de se confronter aux nouveaux aspects de la réalité que suscite le formidable développement technique et scientifique des dernières décennies. Comment la psychanalyse permet-elle de penser les changements apparus aussi bien dans la sexualité et la filiation que dans l’organisation du travail, et dans tant d’autres dimensions de la vie en société ? Comment les effets de l’inconscient sont-ils à l’œuvre dans nos constructions historiques des pathologies individuelles et sociales ?

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Courants, remaniements et transformations en psychanalyse

La capacité du psychisme à se transformer lui-même est au cœur du travail de l’analyse.

C’est en s’appuyant sur l’expérience clinique rendue possible par ce postulat implicite que Freud a fondé la théorie psychanalytique, constituant ainsi l’objet propre de la psychanalyse, ses hypothèses et sa méthode.

L’idée de transformation est présente chez Freud dès 1894, d’abord dans la conception des expressions symptomatiques produites par les défenses à partir des affects et des représentations. Puis c’est l’analyse elle-même qui est présentée comme un processus de transformation.

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Interprétations

Entre le circuit court de la satisfaction hallucinatoire et le circuit long de la mise en récit, l’analysant chemine et parle à l’analyste. Entre « pensée rêvante » et constructions, l’analyste écoute en silence et se livre à ses compositions, jusqu’au surgissement des interprétations, points de « séparation disjonctive », voies de frayage et de transformation de leurs discours.

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