Association Psychanalytique de France

Les figures de la douleur

Le moi naît aussi dans la douleur. Engendrée par le manque de l’objet, la douleur entrecroise corps et psyché.
L’expérience de la douleur est toujours une épreuve qui met au travail les frontières du moi qu’elle a elle-même contribué à établir. Dès lors, les figures de la douleur émergent entre sa force effractante mortifère et sa capacité structurante.

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L’APF invite à Lyon

Michel Gribinski
Entrer dans la technique analytique par ses embarras

On connaît la question extraordinaire que Freud pose très tôt à Breuer : « Comment faire tenir sur une surface plate quelque chose d’aussi corporel que notre théorie de l’hystérie ? » Le fait de deviner – l’Erraten freudien – est pour la technique et son compte rendu l’équivalent du corporel pour l’écriture de la théorie. En cela, la technique est embarrassante : elle relève à la fois de l’exactement et de l’à-peu-près.

L’enfant de la psychanalyse

La psychanalyse a fait naître dans la culture un enfant scandaleux, un être sexuel pervers polymorphe. Elle l’a engendré à partir de l’analyse des adultes, grâce à ce que celle-ci dévoile : la présence de l’infantile à la source des névroses et au cœur de l’expérience du transfert.

L’enfant de la psychanalyse révèle au monde que l’homme n’est pas l’adulte qu’il croyait être, qu’il n’est pas maître en sa demeure, bouleversant ainsi les hiérarchies établies de la culture, troublant la pensée, heurtant l’esprit, et inquiétant les mœurs.

La folie de la norme

La psychanalyse a révélé la singularité de la sexualité humaine, son enracinement dans un sexuel infantile irréductible à toute norme : l’enfant est un pervers polymorphe. Lacan en soulignera l’effet social : « il y a des normes sociales faute de toute norme sexuelle ». […]

Du bon usage de l’affect

À ses débuts, la psychanalyse assigna aux affects un rôle essentiel pour la compréhension des névroses et leur processus de guérison, en valorisant quantum d’affect et catharsis. Il s’agissait dans le devenir conscient du souvenir refoulé d’obtenir une décharge de l’affect qui lui est lié, c’est-à-dire une abréaction.

Aujourd’hui encore, l’idée qu’il ne puisse y avoir de changement psychique sans « agir de transfert » mobilisant la charge affective, est une donnée de base de la pratique analytique. Dans la cure, l’affect ressenti par le moi n’est-il pas en lien avec la réactualisation traumatique d’un état d’excitation et de tension psychique, ressenti comme plaisir ou déplaisir ? Via l’affect, n’est-ce pas le modèle du trauma qui retrouve droit de cité en psychanalyse ?

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La liberté en psychanalyse

Si « Je est un autre », selon le mot de Rimbaud, de quelle liberté le sujet dispose-t-il encore ? La psychanalyse, théorie et pratique de l’inconscient, confirme et renforce l’idée d’une altérité au cœur de la vie psychique.
Elle cultive le paradoxe de souligner le déterminisme qui préside à nos « choix » (qu’il s’agisse « d’aimer ou de travailler »), d’inviter, via le transfert, à la répétition et de se proposer comme une méthode guidée par l’espoir du changement psychique, celui de retrouver une part de liberté vis-à-vis de toutes les auto-entraves dont chacun « se plaît » à s’entourer.

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L’APF invite à Lyon

L’APF propose un nouvel espace de rencontres et d’échanges scientifiques dans le cadre de soirées-débats ouvertes intitulées : L’APF invite… Le propos est d’engager la discussion à partir de l’exposé d’un travail de recherche effectué par un psychanalyste ou par des auteurs provenant d’horizons différents mais dont les intérêts rejoignent et enrichissent nos propres réflexions. […]

La domination est-elle masculine ?

En 1861, Bachofen publie un ouvrage, Das Mutterrecht (Le droit maternel) où il soutient à partir d’une réflexion sur la Grèce archaïque l’idée d’une gynocratie primitive, à ne pas confondre avec l’existence d’un culte des déesses mères ou du régime matrilinéaire de parenté. Aucun préhistorien, historien ou anthro-pologue n’a confirmé une telle hypothèse. Aucune société connue, passée ou présente, n’a accordé aux femmes le pouvoir politique. dévolu aux hommes toujours, le combat contemporain pour la parité en est la confirmation négative.

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Les ressorts de la construction

L’écart entre les hypothèses que nous édifions en cours d’analyse et la réalité psychique que nous tentons de cerner à travers elles trouve chez Freud une illustration dans la métaphore de l’échafaudage et du bâtiment. Celle-ci nous invite à ne pas confondre une réalité psychique difficilement saisissable avec l’échafaudage spéculatif qui permet de l’approcher de façon toujours partielle.

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Guy Rosolato passeur critique de Lacan

La parution des Essais sur le symbolique 1 en 1969 a révélé un psychanalyste explorant, dans la fidélité à Freud, les nouvelles perspectives que Lacan ouvrait pour la psychanalyse. Désir, signifiant, métaphore paternelle, symbolique, autant de notions qu’il reprendra pour les poursuivre dans de multiples directions, successivement abordées dans une œuvre de plus de quarante ans.

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