Catégorie : Les analystes de l’APF à Lyon
L’APF invite à Lyon
René Roussillon
Autour de Winnicott : Entre destructivité et créativité
Violence de l’idéal
Cette question qui traverse le temps apparait aujourd’hui d’une brûlante actualité. L’idéal est au cœur de ce qui fait la grandeur et la folie des êtres humains en quête de sublime. S’il est capable de mobiliser la générosité, la créativité au service de causes élevées, s’il contribue à l’intégration culturelle des forces pulsionnelles, nous savons avec quelle facilité il peut se retourner de façon agressive et destructrice contre ceux qui pensent, qui agissent ou qui aiment autrement, jusqu’à faire de la mort son alliée. […]
S’opposer
“I would prefer not to” « je préfèrerais ne pas »
Quelques fois – ainsi que Bartleby avec son affirmation négative – s’opposer, immobilise l’objet autant que le sujet, ralentit le mouvement de la vie, décourage les investissements. L’opposition – opposition adressée ou opposition interne – est surtout une opposition suspendue entre vie et mort. […]
L’APF invite à Lyon
Paul Denis
Présence du geste
Les psychanalystes ont pris l’habitude d’opposer le registre de l’acte, de l’agir, au registre des représentations et nous ne distinguons pas assez les différentes formes que l’on peut reconnaitre dans le champ de l’agir : action, acte, passage à l’acte… De surcroit il est un terme qui a pratiquement échappé à tout usage psychanalytique c’est celui de « geste ».
Les figures de la douleur
Le moi naît aussi dans la douleur. Engendrée par le manque de l’objet, la douleur entrecroise corps et psyché.
L’expérience de la douleur est toujours une épreuve qui met au travail les frontières du moi qu’elle a elle-même contribué à établir. Dès lors, les figures de la douleur émergent entre sa force effractante mortifère et sa capacité structurante.
L’APF invite à Lyon
Michel Gribinski
Entrer dans la technique analytique par ses embarras
On connaît la question extraordinaire que Freud pose très tôt à Breuer : « Comment faire tenir sur une surface plate quelque chose d’aussi corporel que notre théorie de l’hystérie ? » Le fait de deviner – l’Erraten freudien – est pour la technique et son compte rendu l’équivalent du corporel pour l’écriture de la théorie. En cela, la technique est embarrassante : elle relève à la fois de l’exactement et de l’à-peu-près.
Du bon usage de l’affect
À ses débuts, la psychanalyse assigna aux affects un rôle essentiel pour la compréhension des névroses et leur processus de guérison, en valorisant quantum d’affect et catharsis. Il s’agissait dans le devenir conscient du souvenir refoulé d’obtenir une décharge de l’affect qui lui est lié, c’est-à-dire une abréaction.
Aujourd’hui encore, l’idée qu’il ne puisse y avoir de changement psychique sans « agir de transfert » mobilisant la charge affective, est une donnée de base de la pratique analytique. Dans la cure, l’affect ressenti par le moi n’est-il pas en lien avec la réactualisation traumatique d’un état d’excitation et de tension psychique, ressenti comme plaisir ou déplaisir ? Via l’affect, n’est-ce pas le modèle du trauma qui retrouve droit de cité en psychanalyse ?
L’APF invite à Lyon
L’APF propose un nouvel espace de rencontres et d’échanges scientifiques dans le cadre de soirées-débats ouvertes intitulées : L’APF invite… Le propos est d’engager la discussion à partir de l’exposé d’un travail de recherche effectué par un psychanalyste ou par des auteurs provenant d’horizons différents mais dont les intérêts rejoignent et enrichissent nos propres réflexions. […]
Les ressorts de la construction
L’écart entre les hypothèses que nous édifions en cours d’analyse et la réalité psychique que nous tentons de cerner à travers elles trouve chez Freud une illustration dans la métaphore de l’échafaudage et du bâtiment. Celle-ci nous invite à ne pas confondre une réalité psychique difficilement saisissable avec l’échafaudage spéculatif qui permet de l’approcher de façon toujours partielle.