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« À quoi reconnaissons-nous dans nos cures que nous avons affaire à ça ? » Quel destin pour la cure analytique quand elle devient le lieu d’élection d’une plainte sans fin ? Et quand bien même sous la plainte manifeste peut se repérer une jouissance secrète. Jouir, là même où l’on souffre… Aucune chance pour l’analyste de rester à l’abri de ce négativisme. L’effort du patient « pour nous rendre fou, pour nous rendre idiot, malade, pour nous faire peur, va-t-il aboutir ? D’être un objet partiel, c’est acceptable. Un objet inanimé, c’est plus dur. » Plus dur pour l’analyste lorsqu’il est atteint dans son être. Une façon de négativer la psychanalyse, plus encore que d’y résister. L’analyste se sent moins impuissant que désarmé.
Être psychanalyste est-il un métier impossible ? « Si c’était le cas, j’aurais depuis longtemps baissé les bras », dit J.-B. Pontalis. « Métier difficile », sans l’ombre d’un doute, mais « seule la difficulté suscite le questionnement ».
SOMMAIRE
- Avant-propos, Jacques André
- Non, deux fois non, Jean-Bertrand Pontalis
- Fabienne dans l’escalier, Michel Gribinski
- Le troisième lieu, Laurence Kahn
- Une passion si folle, Maurizio Balsamo
- Non, non… et non !, Dinah Rosenberg
- Résiste !, Catherine ChabertLes intraitables, Jacques André