Association Psychanalytique de France

Le rêve et ses interprétations

Rares sont les exposés cliniques qui n’incluent pas l’évocation d’un rêve, assortie d’interprétations qui le présentent comme un moment charnière de la séance si ce n’est de la cure elle-même. Le rêve représente-t-il encore la « voie royale d’accès à l’inconscient » ? […]

Les analystes de l’APF à Bordeaux : Libre association

« Elle me dit d’un ton fort grincheux que je devais, non pas toujours demander d’où venait ceci ou cela, mais la laisser me raconter ce qu’elle avait à me dire », nous rapporte S. Freud, à propos d’Emmy dans les Études sur l’hystérie : moment décisif de l’invention de la méthode. […]

Le refoulement en héritage

Que devient aujourd’hui, dans une perspective métapsychologique qui lui conserve sa part d’indéterminé, ce destin de pulsion s’affirmant aussi comme « procédé tout à fait particulier » et dont la théorie est, pour Freud, « la pierre d’angle sur quoi repose l’édifice de la psychanalyse » ? […]

Violence de l’idéal

Cette question qui traverse le temps apparait aujourd’hui d’une brûlante actualité. L’idéal est au cœur de ce qui fait la grandeur et la folie des êtres humains en quête de sublime. S’il est capable de mobiliser la générosité, la créativité au service de causes élevées, s’il contribue à l’intégration culturelle des forces pulsionnelles, nous savons avec quelle facilité il peut se retourner de façon agressive et destructrice contre ceux qui pensent, qui agissent ou qui aiment autrement, jusqu’à faire de la mort son alliée. […]

Destins du fraternel

Le fraternel touche une double fibre : l’une individuelle, subjective, intime, l’autre tout aussi personnelle, mais en même temps commune, partageable. Les destins du fraternel s’inscrivent dans ces deux voies, depuis les mythes (dont celui, freudien, de la horde et des effets du meurtre du père par les fils devenus frères) jusqu’à l’histoire présente des bouleversements familiaux ou communautaires. […]

S’opposer

“I would prefer not to” « je préfèrerais ne pas »
Quelques fois – ainsi que Bartleby avec son affirmation négative – s’opposer, immobilise l’objet autant que le sujet, ralentit le mouvement de la vie, décourage les investissements. L’opposition – opposition adressée ou opposition interne – est surtout une opposition suspendue entre vie et mort. […]

L’APF invite à Lyon

Paul Denis
Présence du geste

Les psychanalystes ont pris l’habitude d’opposer le registre de l’acte, de l’agir, au registre des représentations et nous ne distinguons pas assez les différentes formes que l’on peut reconnaitre dans le champ de l’agir : action, acte, passage à l’acte… De surcroit il est un terme qui a pratiquement échappé à tout usage psychanalytique c’est celui de « geste ».

Décomposition de l’identité

L’insistance du discours politique sur la revendication d’identité, nationale ou culturelle, convoque la conception d’un lien social où s’imposent le semblable plutôt que le commun, l’Un contre le divers. Faisant appel au mythe d’une pureté de l’origine, elle pousse au repli ou au refuge recherchés contre la menace de l’autre, de l’étranger. Il nous faut donc tenter une déconstruction, ou plutôt une décomposition de l’identité (le mot, die Zerlegung, est celui de Freud pour la décomposition de la personnalité psychique). […]

Les analystes de l’APF à Nantes : Aimer ou détruire

Aimer ou détruire… On soutiendra à la fois que cette opposition n’a pas d’âge et que notre présent lui donne une acuité privilégiée. Lorsque Freud invente son deuxième dualisme, celui qui oppose les pulsions de vie et de mort, il rappelle qu’Empédocle, avec son duo de l’amour et de la discorde, ne disait déjà pas autre chose. […]